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CRECHE ROGER MICHEL

  • 6 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Il y a des projets qui se racontent en chiffres.

Et puis il y a ceux qui se racontent en matière.

La crèche R. Michel, à Frontignan, fait partie de ceux-là.


Ici, nous n’avons pas cherché le spectaculaire.

Nous avons cherché la douceur.

La précision.


La cohérence entre ce que l’on voit, ce que l’on touche et ce que l’on ressent.


Wide angle view of a modern architectural structure with natural materials
Une structure architecturale moderne utilisant des matériaux naturels.

Le bois comme évidence


Très tôt, le bois s’est imposé. Pas comme un argument écologique. Pas comme une tendance. Mais comme une évidence.


L’extension repose sur une ossature bois, visible, assumée. Des poteaux, des poutres, des façades rythmées.

Une structure simple, lisible.


Le bois permet une autre échelle. Il adoucit les proportions. Il crée une proximité presque domestique.


Dans une crèche, cela compte.


Une architecture à hauteur d’enfant


On oublie parfois que les enfants perçoivent l’espace différemment.

Ils regardent les plafonds.

Ils longent les murs.

Ils touchent tout.


Les menuiseries bois, intérieures et extérieures, participent à cette ambiance.

Les portes ne sont pas seulement des éléments techniques. Elles deviennent des seuils rassurants.


La lumière entre largement, mais elle est filtrée. Les coursives bois créent des transitions. La pergola apporte de l’ombre, un rythme, presque une respiration.


Rien n’est brutal.

Tout est mesuré.


Le détail comme ligne de conduite


Je crois que l’architecture se joue souvent dans les détails.

Un nez de dalle bien aligné. Une jonction façade/menuiserie propre. Un garde-corps finement dessiné. Un calepinage de façade qui évite l’effet répétitif.


Sur ce projet, nous avons beaucoup dessiné les raccords. Les angles. Les transitions entre ancien et extension.


Parce que c’est là que l’on sent si le projet est sincère.


Un paysage qui prolonge le bâtiment


La crèche ne s’arrête pas aux murs.


Le projet paysager crée une continuité :conservation d’arbres existants, plantation d’essences variées, petite prairie, potager.


Il y a quelque chose d’important dans l’idée que les enfants puissent voir un érable, un prunus, un saule tortueux. Qu’ils puissent comprendre les saisons. Sentir la lavande. Voir pousser des fraises ou des tomates.


L’architecture n’est pas seule. Elle dialogue.


Construire en site occupé


Ce chantier s’est déroulé en site occupé. Cela impose une attention particulière.


On construit pendant que la vie continue.

On protège.

On sépare les flux.

On réduit le bruit.

On anticipe.


C’est exigeant. Mais c’est aussi une manière de rappeler que le bâtiment appartient d’abord à ceux qui l’utilisent.


Conclusion : L'Avenir de l'Architecture avec NURArchitectes


Dès la livraison le bois a déjà commencé à dialoguer avec la lumière. Les ombres de la pergola dessinent le sol. Les façades ne cherchent pas à impressionner.


Elles cherchent à durer.


Je crois que cette crèche parle de ça. D’une architecture qui ne revendique que l'humain. Qui se tient simplement, avec précision.


Une architecture à hauteur d’enfant. Et peut-être, finalement, à hauteur d’humain.

 
 
 

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